Autophagie, Infections et Immunité

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Thèmes de recherche

Nos projets de recherche ont pour objectif d’étudier la place de la macroautophagie dans le système immunitaire, et en particulier dans le contexte d’infections. La macroautophagie, appelée plus communément autophagie, est une voie du catabolisme lysosomal. Elle permet la séquestration d’importantes portions du cytoplasme dans des vésicules à double membrane, les autophagosomes. Ce contenu cytoplasmique est, suite à la fusion des autophagosomes avec des lysosomes, dégradé au sein d’autolysosomes. Dans les cellules mammifères, la régulation de l’autophagie implique des dizaines de protéines dont les protéines ATG (AuTphaGy-related). Essentiel pour le maintien de l’homéostasie cellulaire, des perturbations de l’autophagie sont associées à de nombreuses pathologies chez l’homme comme des maladies neuro-dégénératives, des cancers ou encore des maladies inflammatoires ou infectieuses.
En effet, l’autophagie est un mécanisme d’auto-défense cellulaire qui permet à chaque cellule de combattre les pathogènes intracellulaires, virus, bactéries ou parasites, en les ciblant vers une dégradation lysosomale. De plus, l’autophagie contribue à la régulation de réponses immunitaires innée (interféron de type I, inflammation, mort cellulaire…) et adaptative (présentation de peptides sur les molécules du complexe majeur d’histocompatibilité), en facilitant leur développement en réponse à une infection. Aussi, l’autophagie apparaît comme un élément central pour la mise en place d’une défense de l’organisme à l’encontre d’agents infectieux, à court et à long terme. Cependant, nombreux sont les agents infectieux qui échappent à l’autophagie, ou qui détournent ce mécanisme pour faciliter leur réplication.
Nos travaux visent à comprendre comment l’autophagie contribue au contrôle d’agent infectieux, et comment certains pathogènes échappent ou exploitent l’autophagie.
Ce projet fût initié avec le Pr. Chantal Rabourdin-Combe (1952-2011).

Principales découvertes

    • Description du premier récepteur à pathogènes capable d’induire l’autophagie via une voie moléculaire sélective (2009).
    • Description de l’interactome entre protéines régulant l’autophagie et protéines virales. Identification de cibles autophagiques communes à plusieurs virus capables de manipuler l’autophagie (rougeole, HIV-1, HCV) (2011).

Sponsors

Institut Universitaire de France (IUF), ARC, Ligue Contre le Cancer, LabEx ECOFECT, FINOVI, INSERM.

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