Pathogenèse des légionelles

Afficher tout

Thèmes de recherche

La légionellose est une pneumonie sévère, communautaire ou nosocomiale. Malgré les mesures de prévention, la prévalence de la légionellose n’a pas diminué de façon significative au cours de la dernière décennie. En outre, en dépit d’un diagnostic précoce, le taux de mortalité moyen des patients pris en charge de façon adéquate, autour de 10%, est considéré comme élevé et insatisfaisant; la légionellose nosocomiale peut atteindre un taux de mortalité de plus de 50%, les personnes immunodéprimées étant les plus sensibles, et les patients atteints de légionellose peuvent développer un sepsis sévère. Ainsi, la légionellose est toujours un problème médical majeur pour les pays développés et les pays émergents, et il est encore nécessaire de développer des thérapies complémentaires pour améliorer la prise en charge des patients.

Legionella pneumophila est l’agent causal principal de la légionellose. Les souches pathogènes de légionelles émergent de l’environnement après multiplication intracellulaire dans des amibes, sont diffusées par les technologies humaines émettant des aérosols contaminés, et infectent les macrophages alvéolaires des poumons humains. L. pneumophila serogroup1 (sg1) est retrouvée dans 95% des isolats cliniques alors qu’elle représente 28% des légionelles de l’environnement. La prévalence de L. pneumophila sg1 dans la légionellose suggère que cette souche est plus adaptée à l’infection humaine que les autres souches de légionelles mais les déterminants de cette virulence ne sont pas clairement définis à ce jour.

Le but final de notre projet est de comprendre certains aspects de la virulence de L. pneumophila, des mécanismes moléculaires à la microbiologie clinique et l’épidémiologie moléculaire de la légionellose, en vue de proposer à plus long terme des approches thérapeutiques et prophylactiques complémentaires à l’existant. L’équipe réunit des compétences complémentaires, allant de l’étude des aspects moléculaires de la relation Legionella-cellules hôte (microbiologie moléculaire, biologie cellulaire des amibes, des macrophages, des pneumocytes et étude des interactions entre protéines bactériennes-protéines des cellules hôte) à la physio / immuno-pathologie sur le modèle souris, et l’infection humaine (épidémiologie moléculaire de la légionellose humaine). Elle est étroitement liée au Centre National de Référence des Légionelles situé à Lyon, dont la directrice, le Dr S. Jarraud, est le co-PI du groupe de recherche.

Principales découvertes

    • Identification de la protéine TolC comme un acteur majeur de la résistance aux drogues et de la virulence de Legionella pneumophila (2007-2009)
    • Identification d’une kinase d’un système à deux composants qui contrôle l’enzyme bifonctionnelle, diguanylate cyclase-phosphodiestérase, Lpl0329 permettant de moduler la synthèse du diGMP cyclique (2009-2011).
    • Caractérisation de la protéine kinase LegK2, effecteur du système de sécrétion de type IV Dot/Icm, impliquée dans l’échappement à la dégradation endocytique, le recrutement de réticulum endoplasmique et la réplication intracellulaire de Legionella pneumophila (2009-2011).
    • Démonstration que les cellules microgliales infectées par Legionella pneumophila limitent la croissance bactérienne par activation de la voie inflammasome suite à la détection de la flagelline (2010-2012)

Sponsors

INSERM, CNRS, Université Lyon 1, ANSES, ANR, Programme Avenir Lyon Saint-Etienne (ANR-11-IDEX-0007) of Université de Lyon, within the program « Investissements d’Avenir » operated by the French National Research Agency (ANR), LABEX ECOFECT (ANR-11-LABX-0042) of Université de Lyon, within the program « Investissements d’Avenir » (ANR-11-IDEX-0007) operated by the French National Research Agency (ANR).” FINOVI.

NOS TUTELLES ET PARTENAIRES